L’oiseau siffleur,

et autre jouets d’argile des quatre coins du monde

Cachés dans un angle mort de l’histoire de l’Art, les jouets d’argile de la première partie de cette exposition relèvent de traditions artisanales très anciennes, longtemps indissociables de rituels et de croyances ancestrales, parfois mystérieuses. Les plus archaïques ne subsistent aujourd’hui que dans quelques régions isolées, restées à l’écart du progrès.

Contrairement à ces figurines intemporelles, celles de la seconde partie sont au contraire caractéristiques des revendications identitaires de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle.

Elles contribuent à la mémoire de mondes en train de disparaître, et créent le vocabulaire d’une « couleur locale » qui se développera ensuite avec la vogue de l’artisanat touristique.

La troisième partie est consacrée aux jouets d’argile qui produisent des sons, essentiellement des hochets, des sifflets et des ocarinas. Sous forme d’oiseaux ou de toutes sortes d’animaux, sous forme humaine plus ou moins fantasmagorique, ils produisent des sons qui ne font pas qu’intriguer les musicologues, ils réjouissent les enfants.

En sortant de cette exposition, qui éprouvera le besoin de mettre ses mains dans la glaise ? « Faire une chose soi-même, disait le célèbre potier Bernard Leach, est le plus court chemin vers la compréhension ».


Photos Leonid Padrul, Ori Glazer et Christine Armengaud

 

 

images de quelques jouets de la collection , en 36 clics

 

Visite de l’exposition dans la version de Tel Aviv (Juin 2010/Février 2011), en 36 clics